Pierre Armand Marie Robert Olleris est un militaire et résistant français, né le à Alençon (Orne) et mort le à Maringues (Puy-de-Dôme).
Biographie
Fils de Léon Georges Marie Olleris (1857-1928), général de brigade, commandeur de la Légion d'honneur, et de Marguerite Alice Boudet, Pierre Armand Marie Robert Olleris naît le à Alençon où son père, alors capitaine adjudant major au 103e régiment d'infanterie, est en garnison.
Il épouse, le , à Mons, Marie Jeanne Germaine Mulsant (1900-1979), fille de Marie Charles François Antony Mulsant (1862-1935), lieutenant-colonel d'artillerie, commandeur de la Légion d'honneur, et d'Anne Jeanne Justine Lucie Dumas (1865-1918), cette dernière, nièce de l'homme politique, Arthur Dumas, et tante paternelle du pilote et maire de Sainte-Agathe, Gérard Dumas de Vaulx.
Carrière militaire
Conformément aux dispositions de l'article 23 de la loi du et ayant satisfait aux épreuves de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, reçu 157e sur 250, il s'engage, volontaire pour quatre ans, le , à la mairie de Dijon, au titre du 12e régiment de hussards. Il intègre ainsi la 95e promotion de l'école dit promotion Moskova.
À la sortie de l'école, il est nommé sous-lieutenant, par décret du et maintenu au même régiment.
Nommé lieutenant, le puis capitaine à titre temporaire, le , il est affecté, le , à l'état-major de la 36e division d'infanterie.
Le , il est affecté à l'état-major de l'école de guerre.
Nommé capitaine à titre définitif, le , il est affecté, en cette qualité, à l'état-major de la mission française en Tchécoslovaquie. Il sert en Tchécoslovaquie du au et du au .
Le , il est affecté à l'état-major du 8e corps d'armée.
Le , il est promu chef d'escadron et affecté au 1er régiment de spahis algériens.
Classé à l'état-major particulier de la cavalerie et nommé chef du cabinet militaire du gouverneur général de l'Algérie, il prend ses fonctions le .
À la suspension des hostilités, en sa qualité de colonel, il commande deux régiments de dragons puis est nommé, en 1941, aux fonctions de sous-chef d'état-major de l'armée.
Promu général de brigade, le , il est mis en congé d'armistice, le , par le gouvernement de Vichy.
Il sert dans les Forces Françaises de l'Intérieur du au , dans les conditions fixées par le décret du .
Il est l'un des premiers officiers à regrouper, dans la clandestinité, les forces armées françaises afin de préparer la rentrée en ligne de ces forces militaires dans la lutte contre l'armée allemande. Il est arrêté, le , condamné à mort, il est déporté Nacht und Nebel au camp de concentration de Natzweiler, le 4 mai 1944 avec le général Frère, chef de l'Organisation de résistance de l'Armée. Le 17 juillet, il est transféré à la prison de Brieg puis à celle de Breslau. Sa déportation prend fin au camp de concentration de Flossenbürg d'où il est libéré le 23 avril 1945.
Libéré par les alliés, le , il est promu général de division, à son retour en France, le suivant.
Le , il est désigné pour prendre le commandement de la 10e région militaire à Alger.
Le , il est promu général de corps d'armée.
Décorations
Au cours de sa carrière, il est décoré de :
- la croix de guerre 1914-1918 ;
- la médaille de la Victoire ;
- la médaille commémorative de la guerre 1914-1918 ;
- la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs ;
- la croix de guerre tchécoslovaque ;
- la croix de guerre 1939-1945 avec palme (1945) ;
- la médaille de la Résistance française (1945).
Distinctions
Au titre de l'ordre national de la Légion d'honneur, il est :
- nommé chevalier (1920) ;
- promu officier (1938), en tant que lieutenant-colonel de cavalerie attaché au cabinet militaire du gouverneur général de l'Algérie ;
- promu commandeur (1945), alors qu'il est général de brigade ;
- élevé à la dignité de grand officier (1948), ayant été promu général de division.
Références
Liens externes
- Base Léonore, Notice 19800035/183/23734
- Portail de l’Armée française
- Portail de la Résistance française
- Portail de la Première Guerre mondiale
- Portail de la Seconde Guerre mondiale
- Portail de l’Orne




